À lire avant tout le reste. Cette page explique ce que mesure une analyse. Elle ne dit pas ce que votre résultat signifie, et elle ne le peut pas.
En cas de symptôme inquiétant, ne cherchez pas votre réponse sur un site : appelez votre médecin, ou le 15.
Le PSA est une protéine produite par la prostate, et non par le cancer : elle est présente chez tous les hommes. Point essentiel et largement mal rapporté ailleurs : la Haute Autorité de santé ne recommande pas le dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage du PSA, ni en population générale, ni chez les hommes présentant des facteurs de risque.
La prostate produit naturellement le PSA, qui participe à la fluidité du sperme. Une petite quantité passe dans le sang. Toute affection de la prostate peut en augmenter le passage — un cancer, mais aussi une hypertrophie bénigne, une infection, ou une simple irritation mécanique.
C'est la raison de fond des réserves sur le dépistage : le PSA mesure l'activité de la prostate, pas la présence d'un cancer.
Ce que dit la HAS : après examen de la littérature, elle conclut que les connaissances actuelles ne permettent pas de recommander un dépistage systématique par PSA, y compris chez les hommes considérés à haut risque. Elle rappelle qu'un homme sans symptôme qui envisage ce dosage doit être informé de ses avantages et de ses inconvénients avant de décider.
Le dosage garde toute sa place :
Un marqueur tumoral n'est pas un test de dépistage du cancer. Il peut être élevé sans cancer, et normal en présence d'un cancer. Ces dosages servent avant tout au suivi d'une maladie déjà connue, pas à la découvrir. Un résultat isolé, sans le contexte que seul votre médecin possède, n'autorise aucune conclusion.
Le PSA augmente naturellement avec l'âge et avec le volume de la prostate. Une valeur au-dessus des bornes conduit le plus souvent à un contrôle et à un avis spécialisé, pas à un diagnostic.
L'enjeu du dépistage est là : une élévation entraîne des examens complémentaires, parfois une biopsie, et peut conduire à traiter des cancers qui n'auraient jamais causé de trouble. C'est ce que les autorités appellent le surdiagnostic, et c'est ce qui motive leur réserve.
Vos bornes sont sur votre compte rendu, pas ici. Chaque laboratoire imprime ses propres valeurs de référence à côté de votre résultat, parce qu'elles dépendent de la technique de dosage et de l'automate utilisés. Un résultat « limite » dans un laboratoire peut être parfaitement dans la norme dans un autre. C'est pourquoi vous ne trouverez aucun seuil chiffré sur cette page : il serait faux pour une partie des lecteurs.
Le jeûne n'est pas nécessaire. En revanche, pour éviter une élévation trompeuse, il est conseillé d'éviter un rapport sexuel et le vélo dans les jours précédents, et de ne pas faire le dosage juste après un toucher rectal ou une infection urinaire.
Faites vos contrôles dans le même laboratoire : les techniques diffèrent et les valeurs ne sont pas toujours comparables entre elles.
Non, pas de façon systématique. La Haute Autorité de santé ne recommande pas le dépistage par PSA, ni en population générale ni chez les hommes à facteurs de risque. Elle recommande que tout homme l'envisageant soit informé des avantages et des inconvénients avant de décider avec son médecin.
Non. Une hypertrophie bénigne, une infection de la prostate, un rapport sexuel récent ou une balade à vélo l'élèvent également. Un cancer peut par ailleurs exister avec un PSA dans les bornes.
Évitez un rapport sexuel et le vélo dans les jours précédents, et ne faites pas le dosage juste après un toucher rectal ou une infection urinaire. Signalez vos traitements de la prostate.
Tous les laboratoires de biologie médicale la réalisent. L'annuaire recense les 4 562 laboratoires et centres de prélèvement de France avec leur adresse, leur téléphone et leurs horaires quand ils sont connus.