À lire avant tout le reste. Cette page explique ce que mesure une analyse. Elle ne dit pas ce que votre résultat signifie, et elle ne le peut pas.
En cas de symptôme inquiétant, ne cherchez pas votre réponse sur un site : appelez votre médecin, ou le 15.
Il n'y a pas un recueil d'urines mais plusieurs, et c'est l'analyse demandée qui décide lequel : un ECBU se recueille au milieu du jet, un dépistage d'infection sexuellement transmissible se fait chez l'homme sur le premier jet, d'autres dosages se contentent d'un échantillon pris à n'importe quel moment. Se tromper de méthode fait refaire l'examen.
L'examen cytobactériologique des urines cherche des cellules et des bactéries dans l'urine. Tout l'enjeu du recueil est de ne pas y ajouter les germes présents à la sortie des voies urinaires — d'où deux gestes.
L'Assurance maladie indique de recueillir l'urine le matin au réveil de préférence et au moins 4 heures après la miction précédente, le temps que l'urine séjourne dans la vessie. Le recueil se fait après une toilette intime, mains lavées, dans le flacon stérile remis par le laboratoire : on élimine le premier jet (environ 20 ml), on recueille les 20 à 30 ml suivants, et on referme le flacon sans en toucher l'intérieur.
La technique est confirmée par une source indépendante : dans l'annexe de ses recommandations sur les infections urinaires communautaires consacrée aux bandelettes urinaires, la SPILF décrit un prélèvement du « 2e jet urinaire comme pour la réalisation d'un ECBU ». Le Collège français d'urologie rappelle de son côté que l'examen « doit être réalisé dans des conditions parfaites de recueil ».
Le délai de 4 heures depuis la miction précédente n'est documenté, parmi les sources consultées, que par l'Assurance maladie. Il vous est rappelé par le laboratoire au moment où il vous remet le flacon.
Une urine recueillie correctement mais apportée trop tard ne s'analyse pas : elle se refait. Sur ce point, les deux référentiels que nous avons ouverts ne donnent pas la même durée, et il vaut mieux le savoir que de retenir un chiffre au hasard.
| Conservation | Assurance maladie | Collège français d'urologie |
|---|---|---|
| À température ambiante | Pas plus de 2 heures | Analyse « idéalement immédiate » |
| Au réfrigérateur, à 4 °C | 24 heures au maximum | 12 heures |
Les deux sources s'accordent sur le principe — le plus tôt est le mieux, et le froid prolonge le délai — mais pas sur la durée maximale au froid. Suivez la consigne donnée par le laboratoire qui vous a remis le flacon : c'est lui qui analysera l'échantillon, et c'est sa consigne qui engage le résultat. Dans tous les cas, un flacon oublié dans une voiture au soleil ne s'analyse pas.
Pour la recherche d'une infection à Chlamydia trachomatis, la logique s'inverse : ce qui intéresse le laboratoire se trouve dans les premiers millilitres émis, ceux qui ont balayé l'urètre.
L'Assurance maladie décrit, chez l'homme, « une simple analyse d'urine (premier jet d'urine) » ; chez la femme, c'est le prélèvement vaginal qui est préféré au prélèvement urinaire. La HAS retient la même répartition : « l'auto-prélèvement vaginal pour les femmes et urinaire pour les hommes ».
Un délai sans uriner est généralement demandé avant ce recueil. Sa durée figure sur la notice du kit ou vous est précisée par le laboratoire : elle n'est pas la même partout, et nous n'avons trouvé aucune source institutionnelle qui en fixe une. Ce guide ne lui substitue donc pas un chiffre.
Le recueil des urines sur 24 heures — tout garder, du lever d'un jour au lever du lendemain — reste demandé pour certains dosages, mais il n'est plus la règle pour rechercher des protéines dans les urines. Pour le dépistage de la maladie rénale chronique, l'Assurance maladie décrit une analyse faite « sur un échantillon d'urines recueilli à n'importe quel moment de la journée », pour la protéinurie et l'albuminurie. La HAS a consacré une évaluation spécifique au choix entre recueil des 24 heures et échantillon ponctuel.
En pratique, c'est l'ordonnance et le laboratoire qui indiquent lequel des deux est attendu. Un recueil de 24 heures entamé pour rien est une journée perdue ; un échantillon ponctuel apporté là où 24 heures étaient demandées fait refaire l'examen.
L'enfant qui ne sait pas encore uriner sur commande pose un problème particulier, et c'est le seul point de ce guide où les sources divergent franchement.
L'Assurance maladie décrit le recueil par poche stérile, posée au laboratoire après toilette et laissée 30 minutes au maximum, au-delà desquelles elle est changée pour éviter la contamination.
Mais les sociétés savantes s'en méfient. Le groupe de pathologie infectieuse pédiatrique de la Société française de pédiatrie écrit que « le diagnostic d'infection urinaire par poche urinaire est largement remis en cause » — sa valeur prédictive positive est inférieure à 50 %, parce que les bactéries en cause vivent normalement sur le périnée et qu'aucune toilette ne les élimine totalement. Il recommande (grade A) de recourir préférentiellement à d'autres modes de prélèvement : prélèvement au jet, cathétérisme urétral ou ponction sus-pubienne. Le Collège français d'urologie reprend la même position.
Ce que cela change pour vous : le choix du mode de prélèvement revient au médecin et au laboratoire, pas au parent, et il dépend de l'âge de l'enfant et du degré d'urgence. Si une poche vous est proposée, la consigne des 30 minutes est celle qu'il faut respecter.
Il décrit des modalités de recueil. Il n'interprète aucun résultat : la présence de bactéries, de cellules ou de protéines dans les urines se lit avec le compte rendu, le contexte et les antécédents — c'est le travail du médecin qui a prescrit l'examen, et le biologiste médical du laboratoire est également à votre disposition.
Les deux existent. Le flacon stérile est fourni par le laboratoire, et le recueil à domicile impose de respecter les délais de conservation : au plus 2 heures à température ambiante, puis au réfrigérateur. Demandez au laboratoire la durée qu'il accepte au froid — les référentiels publiés vont de 12 à 24 heures.
La documentation de l'Assurance maladie sur la préparation de l'ECBU ne pose aucune condition de jeûne : elle demande un délai d'au moins 4 heures depuis la miction précédente, ce qui est autre chose. Nous n'avons trouvé aucune source institutionnelle qui tranche la question dans un sens ou dans l'autre, et nous ne la tranchons donc pas ici : posez-la au laboratoire. Si une prise de sang est prescrite le même jour, ce sont les consignes de la prise de sang qui s'appliquent pour le jeûne, et elles figurent sur l'ordonnance.
L'Assurance maladie indique de mettre en place une protection (tampon ou compresse) en cas de pertes vaginales avant le recueil. Le laboratoire peut aussi proposer de décaler l'examen ; c'est à lui, ou au médecin prescripteur, que la question se pose.
Le laboratoire peut poser une poche stérile, laissée 30 minutes au maximum. Les recommandations pédiatriques préfèrent cependant d'autres modes de prélèvement, jugés plus fiables. Le choix revient au médecin et au laboratoire, selon l'âge de l'enfant et l'urgence.
C'est l'analyse d'urine qui identifie une infection urinaire et la bactérie en cause. Un bilan sanguin peut être prescrit en complément par le médecin, pour d'autres raisons : ce qu'il montre relève de son interprétation, pas de ce guide.
Informations vérifiées le 26 août 2026. Chaque geste décrit ici est adossé à deux sources indépendantes, sauf mention contraire dans le texte. Là où les référentiels divergent, les deux durées sont données et la consigne de votre laboratoire prime.
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